de PAC100 à PAC700, avec Bernard Chapot

Comme je l’ai dit précédemment, PAC fut d’abord un générateur d’Assembleur, mais Bernard Chapot mit rapidement  fin à ce projet risqué en pensant qu’il faudrait passer  au COBOL.
Il réalisa un générateur qui existe encore, stocké dans la base du produit PACBASE lui-même, en ligne 9, et dont le «ProgramAuthor» porte le nom d’un certain Chabado.
Cha pour Chapot, on l’aura vite deviné, Do comme Dominé du nom d’un ingénieur de CGI, et le Ba pour un autre dont j’ai malheureusement oublié le nom (j’espère qu’il me le pardonnera).
Chapot fut le véritable moteur de l’opération débutée en 1972.
Il commença par produire avec l’aide de ses collègues un générateur de contrôle, puis un autre de mise à jour, ensUne fois les mises à jouruite un d’édition, le tout en respectant à la lettre les préceptes de CORIG C.
Le nom évolua de 100 à 700 et CGI put livrer un produit fini au premier client fin 1972.

Grenelle
CGI Rue de Grenelle

PAC700 était né, faisant la une de 01 Informatique, l’aventure pouvait commencer.
On n’en était pas encore au séquentiel indexé et à la base PACBASE, mais à des bibliothèques séquentielles qui défilaient sur les dérouleurs de bandes.
Une bibliothèque d’application se déroulant avec une bibliothèque centrale, cinématique  : CORIG C oblige.

Une fois les mises à jour des mouvements effectuées, on imprimait les entités sur de superbes listings avant de passer aux choses sérieuses afin de générer le COBOL qui s’écoulait ensuite dans la moulinette du compilateur et du Link edit.
Sans oublier d’ y ajouter les cartes flots de JCL qui ont gardé leurs noms jusqu’au 21eme siècle.
Plus simple tu meurs…
Malgré tout plus facile à dire qu’à faire, car il avait fallu des heures et des heures de travail et d’ingéniosité à Bernard Chapot pour mettre au point cette mécanique de précision.
Cela produisait même la documentation et en prime le manuel PAC700, puisqu’il  s’auto-générait,
Bien sûr, pour réaliser PAC, il avait utilisé CORIG C.
Vous avez dit Génial!

En ce temps-là, le vocabulaire était plus rustique  :
On parlait de cartes et non d’entités, on disposait déjà de structures de données mais aussi de  fichiers, pas encore des  segments mais des enregistrements.

On avait tout ce qu’il fallait pour construire des programmes de qualité parfaitement maintenables et rassemblés dans des bibliothèques, plutôt qu’éparpillés dans des fichiers sources.
Déjà, la structure des informations nécessaires pour décrire les applications à un niveau logique était opérationnelle, permettant ainsi de s’affranchir des contraintes physiques en phase de spécification pour  ne les prendre en compte qu’au moment de la génération.

Plus de détail en lisant ici PAC, 84 Rue de Grenelle PAC7OO